Installer et configurer Windows 11

Installation automatisée · compte local · debloat · confidentialité

Impact réel, documenté, réversible. Zéro snake oil.

Windows 11 Famille et Pro Réversible

1Compatibilité

Windows 11 demande : TPM 2.0, Secure Boot (UEFI), un CPU récent (Intel 8e gen / Ryzen 2000 ou plus), 4 Go de RAM et 64 Go de disque.

Vérifier en 30 secondes. Fais Win + R, tape msinfo32 : « Mode BIOS » doit afficher UEFI, et « État du démarrage sécurisé » doit être Activé.

Refais Win + R, tape tpm.msc : la « Version de la spécification » doit être 2.0.

En cas de doute, l’app officielle Contrôle d’intégrité du PC de Microsoft donne le verdict en un clic.

🔒 Secure Boot et TPM, aussi pour les anti-cheats

Secure Boot et TPM ne servent pas qu’à installer : les anti-cheats 2026 (Vanguard, FACEIT…) les exigent aussi, avec un système à jour. S’ils sont désactivés, active-les dans le BIOS avant d’aller plus loin.

2Réglages BIOS

D’abord, faut-il mettre à jour le BIOS ? Va sur la page support de ta carte mère et lis le changelog. Tu mets à jour seulement s’il y a une raison concrète :

  • Un correctif de sécurité (microcode, firmware) : oui, ça vaut le coup.
  • Une compatibilité dont tu as besoin (CPU, kit RAM, souci NVMe) : oui, si tu es concerné.
  • Un bug que tu subis (instabilité, USB qui décroche) : oui.
  • Juste « improved stability » sans autre détail : non, tu passes. Un BIOS ne donne pas de FPS.

Si tu mets à jour, fais-le avant les deux réglages ci-dessous : un flash réinitialise tout le BIOS, y compris Secure Boot et TPM. Ne l’interromps pas, et revérifie-les ensuite.

Ensuite, les deux réglages. Entre dans le BIOS (Suppr/Del ou F2 selon la carte). Ils sont dans deux sections différentes : XMP côté mémoire ou overclocking, Resizable BAR côté PCI ou avancé. Ces deux réglages sont les seuls de tout le guide dont les gains sont réellement mesurés en benchmarks, et ils se font une fois pour toutes :

  • XMP (Intel) ou EXPO / DOCP (AMD). Le plus important, et de loin. Sans lui, une DDR4-3600 tourne à 2133 MHz, soit plus de 40 % de bande passante perdue. Les mesures donnent 11 à 18 % de mieux sur les 1% low entre 2133 et 3600. C’est un réglage, pas un achat.
  • Resizable BAR : active Above 4G Decoding puis Re-Size BAR Support. Gains mesurés : 2-4 % en moyenne, jusqu’à ~20 % sur certains titres. Nécessite un démarrage en UEFI (CSM désactivé) et, sur RTX 30, parfois une mise à jour du VBIOS.

3Clé USB d’installation

Prépare la clé. Télécharge l’outil officiel depuis « Télécharger Windows 11 », section « Création d’un support d’installation ». Une clé de 8 Go suffit.

Génère le fichier autounattend.xml. Ouvre le Terminal (administrateur) par un clic droit sur Démarrer, puis lance opti.ps1 :

irm exoolix.fr/opti.ps1 | iex

Va dans l’onglet Autounattend, génère le fichier, et copie-le à la racine de la clé.

Copie aussi sur la clé le fichier opti.ps1 et les pilotes de ta carte mère, pris sur le site du fabricant. Tu en auras besoin avant d’avoir le réseau.

4Installation de Windows

🔌 Ne connecte pas le réseau tout de suite
  • Laisse le câble Ethernet débranché jusqu’au chapitre 5.
  • Ne te connecte à aucun Wi-Fi. Le fichier de réponses saute normalement cet écran, mais s’il apparaît, passe-le.
  • Pourquoi : sans réseau, Windows Update ne peut pas poser ses pilotes avant les tiens.

Boote sur la clé via le boot menu de ta carte mère :

  • ASUS : F8.
  • MSI : F11.
  • ASRock : F11.
  • Gigabyte : F12.
  • PC de marque : Dell, Lenovo, Acer F12, HP F9.
  • Sinon : Suppr/Del ouvre le BIOS, où tu peux choisir le périphérique de démarrage.

L’installation démarre seule. Le seul moment manuel : choisir le disque (volontaire : aucun script ne doit formater un disque à ta place). Ensuite, ça se déroule jusqu’au bureau sans toucher à rien.

⚠️ Sauvegarde avant de formater

L’installation efface le disque principal. Copie ce qui compte (documents, sauvegardes de jeux) sur un autre disque avant.

5Pilotes et réglages GPU

1. Bloque les pilotes automatiques. Toujours sans réseau, lance opti.ps1 depuis la clé, par un clic droit sur Démarrer → Terminal (administrateur) :

powershell -NoProfile -ExecutionPolicy Bypass -File "E:\opti.ps1"

Remplace E: par la lettre de ta clé.

Va dans l’onglet Pilotes et clique Bloquer les drivers automatiques. Le badge passe en orange : Windows Update ne cherchera plus aucun pilote, mais continuera de fonctionner pour le système et la sécurité.

2. Installe les pilotes de la carte mère. Ceux que tu as copiés sur la clé : chipset, audio, LAN, Wi-Fi, Bluetooth. Dézippe et installe-les un par un. Tu peux brancher le réseau à partir d’ici : le blocage est actif, Windows Update ne posera rien.

⚠️ Prends les pilotes, pas les « utilitaires ». Armoury Crate, MSI Center, App Center et compagnie ne sont pas des pilotes : ce sont des surcouches lourdes qui tournent en permanence. Tu les sautes.

3. Le GPU. Installe la NVIDIA App depuis nvidia.com et prends le dernier pilote Game Ready. C’est le seul pilote qui change vraiment les FPS.

4. Les réglages GPU :

1. HAGS : Activé. Paramètres → Système → Affichage → Graphismes → Paramètres par défaut. (Consensus 2026 : requis pour Frame Gen, réduit la latence.)
2. Mode faible latence : On dans le panneau NVIDIA. Off dans les jeux qui ont Reflex, qui fait mieux et prend le dessus.
3. Cache des shaders : 10 Go. Le sweet spot anti-stutter.
4. MPO : on n’y touche pas. Sauf scintillements réels, le désactiver « au cas où » est du snake oil.
5. Alimentation : laisse le mode par défaut. Sur les machines récentes, Windows n’expose plus qu’un seul mode (« Utilisation normale ») et un curseur dans Paramètres → Système → Alimentation. Le pousser sur « Performances optimales » ne donne pas plus de FPS sur un fixe : ça consomme et chauffe davantage, c’est tout.

🎮 Le reste du panneau NVIDIA

Texture filtering, threaded optimization, et les « 20 réglages secrets » des tutos : 0-1% ou des artefacts. Les défauts NVIDIA sont bons, et les trois réglages ci-dessus sont les seuls qui valent le clic.

⚠️ Puis réactive les pilotes automatiques

Retourne dans opti.ps1 → onglet PilotesRéactiver les drivers automatiques. Sans ça, tes futurs périphériques (manette, casque, clé USB) ne s’installeront plus tout seuls. Le script affiche un avertissement orange tant que le blocage est actif.

Windows Update ne remplacera pas tes pilotes : il n’installe jamais une version plus ancienne que celle en place.

🔄 Et après ?

C’est fait une fois, à l’installation. Ensuite tu ne cours plus après les pilotes : Windows Update entretient le système. Tu ne retournes sur le site du fabricant que si un composant déconne, ou si un changelog annonce un correctif qui te concerne.

6Windows Update

Paramètres → Windows Update → installe tout, redémarre, recommence jusqu’à « Vous êtes à jour ». Tes pilotes sont déjà en place, il ne reste que le système et la sécurité.

Puis le Microsoft Store : ouvre le Store → Téléchargements (icône en bas à gauche) → Obtenir les mises à jour. Les apps intégrées (Photos, Calculatrice, Capture d’écran…) se mettent à jour aussi.

7Configuration avec opti.ps1

Ouvre le Terminal (administrateur) (clic droit sur Démarrer) et lance au choix :

Par le web (rien à télécharger) :
irm exoolix.fr/opti.ps1 | iex

En local (fichier téléchargé) :
powershell -NoProfile -ExecutionPolicy Bypass -File "C:\chemin\opti.ps1"

Astuce : Maj + clic droit sur le fichier → « Copier en tant que chemin d’accès ».

Coche tes cases (debloat, confidentialité, Edge, préférences), applique. Chaque réglage est relu après application pour confirmer, et tout est annulable (onglet Rollback).

8Bibliothèques et applications

Beaucoup de jeux, surtout les moins récents, et certains lanceurs réclament des bibliothèques qui ne viennent pas avec Windows. L’onglet Runtimes d’opti.ps1 les installe, chacun par un bouton.

  • Visual C++ toutes versions : les douze paquets, de 2005 à la dernière version, en 32 et 64 bits. Les jeux 32 bits ont besoin de la x86, même sur un Windows 64 bits.
  • DirectX composants anciens jeux : ajoute les composants DirectX 9 que Windows n’installe plus. DirectX 12 est déjà présent.
  • .NET Framework 3.5 : requis par les logiciels et jeux anciens. Le bouton vérifie s’il est déjà actif avant d’agir.
  • .NET Desktop Runtime 8 et 10 : pour les logiciels à fenêtres. Les deux versions cohabitent, chacune est exigée par les applications compilées pour elle.

Tout passe par winget, donc par le dépôt officiel Microsoft, avec vérification de l’empreinte du fichier téléchargé. Le mode silencieux évite au passage l’écran de l’installateur DirectX, qui propose une barre d’outils Bing.

💡 Une seule fois

Ces quatre boutons se cliquent après une installation de Windows. Ensuite tu n’y reviens plus : le cinquième bouton, Mettre à jour tous les logiciels, entretient l’ensemble.

Tes applications en une commande. Plus besoin d’enchaîner les sites de téléchargement : winget installe plusieurs logiciels d’un coup, en versions officielles. Dans un terminal administrateur :

winget install Valve.Steam Discord.Discord VideoLAN.VLC

Adapte la liste à tes besoins. La commande winget search nomdulogiciel donne l’identifiant exact de n’importe quel programme.

⚠️ Les lanceurs de jeux

Winget peut casser un lanceur installé ailleurs que sur le disque système. Il réinstalle à son emplacement par défaut, et les raccourcis pointent alors dans le vide.

Opti.ps1 refuse donc de mettre à jour ce qui vit hors du disque système. Battle.net, Epic ou un autre lanceur sur un second disque sont signalés, pas touchés. Ils se mettent à jour seuls à leur ouverture.

9Réglages manuels restants

Son. Paramètres → Système → Son : sélectionne ta sortie par défaut, puis Plus de paramètres de son → clic droit sur ta sortie → Propriétés :

  • Onglet Améliorations : coche Désactiver toutes les améliorations (moins de latence, son brut).
  • Onglet Avancé : passe en 24 bits, 48000 Hz (ou le maximum supporté).
  • Onglet Avancé : décoche Autoriser les apps à prendre le contrôle exclusif si tu utilises Discord en jeu.

Options de connexion. Configure un PIN si tu veux, c’est plus rapide qu’un mot de passe. Désactive Windows Hello si tu n’as ni webcam infrarouge ni lecteur d’empreinte. Si tu as laissé le mot de passe vide à l’installation, tu peux le garder ainsi pour démarrer directement sur le bureau.

Applications au démarrage. Paramètres → Apps → Démarrage : désactive ce qui n’a pas besoin de se lancer au boot. Garde Steam et Discord si tu joues souvent, vire Spotify, Adobe, Teams.

Second SSD pour les jeux. Tape diskmgmt.msc, supprime les volumes inutiles du disque, puis clic droit sur l’espace non alloué → Nouveau volume simple, nom GAMES, format NTFS.

Notepad. Engrenage dans l’application : désactive Ouvrir dans des onglets, Ouvrir les fichiers où je les ai laissés et Vérification orthographique.

Épingles du menu Démarrer. Clic droit → Détacher du menu Démarrer sur ce que tu ne veux pas. C’est le seul moyen fiable sur 25H2 : les méthodes automatiques cassent le menu, on n’insiste pas.

Sécurité Windows. Un avertissement jaune te demande de te connecter avec un compte Microsoft. C’est normal, il signale ton compte local, qui est un choix volontaire. Clique Ignorer et il ne revient plus.

Edge. ces trois réglages n’ont pas de stratégie disponible, opti.ps1 ne peut donc pas les poser. Ils se font dans Paramètres → Apparence :

  • Actions rapides vidéo : retire les boutons qui apparaissent au survol des vidéos.
  • Menus contextuels : désactive le mini-menu qui surgit à la sélection de texte.
  • Onglets : désactive la recherche d’onglets et les groupes d’onglets si tu ne t’en sers pas.
💡 Pourquoi ça s’arrête là

Les benchmarks 2026 sont sans appel : un Windows fortement débloaté gagne moins de 2 % en jeu. Activer XMP en donne 11 à 18 % sur les 1% low. C’est pour ça que l’effort est mis sur le BIOS, les pilotes et quelques réglages GPU, et pas sur la chasse aux services.

Windows à jour et bons pilotes, c’est déjà ~99 % des performances. Le reste rapporte du placebo, parfois des problèmes : plans d’alimentation Ultimate, timer resolution, tweaks réseau. Et les anti-cheats modernes détestent qu’on touche à la sécurité.

10Entretien

Windows n’a pas besoin d’un rituel mensuel. Rien ici ne se lance « pour faire propre » : chaque opération répond à un déclencheur précis.

Deux blocs à ne pas confondre. L’entretien se fait de temps en temps, la réparation uniquement quand quelque chose casse.

Entretien

Mettre à jour les logiciels : une fois par mois, ou avant une session de jeu importante. Le bouton Mettre à jour tous les logiciels d’opti.ps1 s’en charge, onglet Runtimes.

Il traite les logiciels un par un, ce qui évite qu’un seul récalcitrant bloque tous les autres. À la fin, il liste ce qu’il n’a pas pu faire.

À la main, la commande équivalente est celle-ci, dans un terminal administrateur.

winget upgrade --all --include-unknown --disable-interactivity

Le paramètre --include-unknown traite les logiciels dont winget ne lit pas la version installée. Sans --disable-interactivity, la commande peut s’arrêter et attendre que tu saisisses un dossier d’installation.

Certains logiciels ne passeront jamais par winget, notamment les lanceurs de jeux comme Battle.net. Ils se mettent à jour seuls à leur ouverture. Les jeux, les pilotes et les applications du Store gardent aussi leurs propres canaux.

Libérer de l’espace disque : quand le disque se remplit, ou tous les deux ou trois mois. Les cases Nettoyage disque et Vider les dossiers Temp d’opti.ps1 s’en chargent, onglet Optimisation, catégorie Maintenance.

Elles sont décochées par défaut. Survole le « ? » de chaque case pour savoir exactement ce qu’elle supprime avant de la cocher.

Vider le cache DNS : quand un site ne se résout plus, ou après avoir changé de serveur DNS. Pas avant : le cache expire tout seul.

ipconfig /flushdns

Vider le cache des shaders : uniquement en cas d’artefacts graphiques, de textures corrompues, ou de stutter apparu après un changement de pilote. Supprime le contenu de %LOCALAPPDATA%\NVIDIA\DXCache, %LOCALAPPDATA%\NVIDIA\GLCache et %LOCALAPPDATA%\D3DSCache, jeux fermés.

⚠️ Le cache shaders n’est pas à vider en routine

Le supprimer force les jeux à recompiler leurs shaders : tu auras plus de stutter les premières parties, pas moins. Il est limité à 10 Go (réglage de l’étape 6) et le pilote purge les vieilles entrées tout seul. On y touche sur symptôme, jamais « pour nettoyer ».

Réparation

Ces commandes ne relèvent pas de l’entretien. On les lance sur un symptôme. Une mise à jour qui échoue en boucle, un composant qui refuse de s’installer, une application qui plante au démarrage.

Étape 1 : dans le Terminal en administrateur, lance la vérification des fichiers système.

sfc /scannow

S’il annonce n’avoir trouvé aucune violation d’intégrité, c’est fini. Tu redémarres et tu n’as rien d’autre à faire.

Étape 2 : uniquement s’il signale des fichiers qu’il n’a pas pu réparer. Cela veut dire que le magasin de composants est lui-même abîmé.

DISM /Online /Cleanup-Image /RestoreHealth
sfc /scannow

DISM répare le magasin dans lequel sfc puise ses copies saines, puis le second sfc retente la réparation sur une base propre. Redémarre ensuite.

Une connexion Internet est nécessaire pour l’étape 2 : DISM retélécharge les composants abîmés depuis Windows Update. Compte plusieurs minutes.

💡 Ce qui ne sert à rien

Défragmenter un SSD, « nettoyer le registre », vider la RAM avec un utilitaire, purger le cache shaders chaque mois : aucun gain, et parfois des dégâts. Windows fait déjà le TRIM, la maintenance planifiée et la gestion mémoire tout seul.